Zone de turbulences : rien ne bouge, mais tout tremble à l’extrême du sang –  
J’écrirai un autre jour ce que je ne pourrais écrire en aucun jour – 
Notre royaume a sombré en nous. Les caravelles se déchirent au vent – Bon. 
Après le café, nous irons regarder les petits-bourgeois de bord de mer avec un sourire entendu — – 
Les vagues viendront te rafraichir les yeux et tu pleureras des rêves salés – 
Serres-moi la main avec ton cœur et va marcher le long des trottoirs de la ville blanche – 
Le moment est venu pour nous de jeter par-dessus l’épaule les guirlandes et les chagrins – 
J’aime quand on se parle spontanément à partir du silence et avec le son parfait de l’âme  – 
Si je me souviens bien, tu crains les jours de feu autant que tu aimes le rouge et la flamme –
Il est incroyable de penser que les problèmes insolubles suivent une logique en trompe l’œil – 
On se comprend mieux, bien, quand on marche à distance, entrelacés comme des particules imbriquées – 
Ensuite, il y eut un désastre de la destinée et nous sommes tombés au dedans des paroles   naufrage des yeux dans les affres de la voix  – 
Voilà ce que ça donne quand on commence à mettre des points à la place des virgules et des  virgules à la place de rien – 
La particule de Dieu nous a encore filé des mains avec les formules et tout le bazar – Bon. 
Je serre ton ombre contre ma poitrine pour que tu étendes ce mouvement qui est la parole de toute chose – 
Zone franche de la pensée : le Monde est un echo de mondes brisés – 
Ah ! le cœur a toujours raison quand il déborde depuis son centre jusqu’à ses origines  – 
Je te l’avais bien dit, quand tu n’écoutais pas, que ce jeu n’est pas un jeu auquel on peut jouer  – 
Mais on peut très bien mourir autrement, avec l’obscur mystère des signes et tomber de rêve en rêve – 
As-tu remarqué que c’est toujours quand on commence à oublier que tout nous revient avec ses courbes pures ? 

pb

nbvml

Un œil fait d’eau
et un autre fait de brume. 
Un son de chair
et un sentiment étranglé – 
De derrière les ombres brunes-rouges, 
me vient l’odeur du vin, 
un éclat d’ivresse entre le silence et le son, 
un son mêlé de mer où s’abîme la théorie 
du silence – 
il me viennent toutes les choses 
qui viennent avec l’absence –
Un port,
un quai, aéroport du Nord,
gare du Sud – destins croisés –
Et l’autre côté devient aussi proche
que ce côté-ci.

Et je te l’avais bien dit que les mots
sont faits pour être défaits,  
comme les nuits sont faites 
pour engloutir nos chairs abstraites
avec nos maux d’amour enroués.

pb

2 réflexions sur “Annotations de bord de route –

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